Saint-Étienne : Pour une communication municipale qui nous appartienne enfin

À Saint-Étienne, nous arrivons à un tournant. Depuis trop longtemps, la communication de notre mairie ressemble à un monologue sur papier glacé, une simple vitrine promotionnelle ou une succession d’annonces officielles déconnectées de notre quotidien. Pourtant, l’information municipale ne devrait pas être un outil de marketing politique mais un lien sincère, un service public au service de chacun.

Le grand défi de notre ville est aujourd’hui de retrouver le chemin de la confiance. Pour cela, il est impératif que l’institution « parle vrai » et accepte enfin de redonner la parole aux habitant(e)s. Au-delà des grands discours de campagne, il s’agit de faire vivre un dialogue quotidien, palpable et honnête.

Le choix de la cohérence

Certains candidats, bien qu’en place depuis douze ans en tant qu’adjoints, n’ont malheureusement jamais manifesté la moindre volonté d’ouvrir de tels espaces de partage. On ne peut pas promettre la transparence demain quand on a pratiqué l’opacité pendant plus d’une décennie.

Pour transformer ce que nous possédons déjà en de véritables leviers de démocratie, je propose deux pistes concrètes pour changer la donne:

1. Un journal municipal qui nous ressemble

Le magazine que nous recevons dans nos boîtes aux lettres ne doit plus seulement raconter ce que fait la mairie ; il doit devenir le miroir de notre vie locale.

La solution : Créer un comité de rédaction citoyen.

L’objectif : Faire entendre la diversité de nos quartiers, de nos parcours et de nos initiatives associatives, plutôt que de se contenter d’un catalogue de réalisations municipales.

2. Une écoute à portée de clic : la proximité numérique

Le numérique peut être un formidable outil s’il est utilisé pour rapprocher et non pour isoler. Nous pourrions imaginer un espace numérique organisé par quartier.

La solution : Une plateforme simple pour signaler les soucis du quotidien (voirie, éclairage, propreté).

L’objectif : Permettre aux citoyens de donner leur avis sur les choix qui transforment leurs rues. En restant à l’échelle du quartier, on s’assure que chaque voix compte vraiment et que les réponses sont adaptées au terrain.

Conclusion : Respecter l’intelligence stéphanoise

Respecter l’intelligence des Stéphanois, c’est arrêter de les considérer comme de simples spectateurs. C’est leur donner les moyens de comprendre ce qui se décide en leur nom et, surtout, la possibilité réelle d’y prendre part.

La démocratie à Saint-Étienne ne doit plus s’arrêter à la porte de l’Hôtel de Ville : elle doit respirer dans nos magazines, sur nos écrans et dans nos rues.

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